Partager l'article ! Les peuples au Sénégal: Le Sénégal, comme tous les pays d’Afrique, est habité par une multitude de peuples qui entretiennent de nombre ...
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Le Sénégal, comme tous les pays d’Afrique, est habité par une multitude de peuples qui entretiennent de nombreux liens de parenté. Si, parfois, certains se retrouvent dans de grandes familles linguistiques, ils ont chacun leur origine, leur histoire, leur culture, leurs traditions.
Les Wolofs : Avec plus de 5 millions de personnes, les Wolofs forment le groupe le plus important du pays. Ils sont principalement installés dans le bas Sénégal, les régions de Dakar, Louga, Thiès, Diourbel, Kaolack et Linguère. Cette communauté dynamique est aussi la plus représentative. Sa langue est parlée –ou comprise- par 80% des Sénégalais.
L’agriculture constitue l’activité traditionnelle des Wolofs. La culture principale est celle du Millet. La culture commerciale de l’arachide a pris une place importante, souvent au détriment des cultures vivrières traditionnelles.
Les Sérères : Voisins et proches des Wolofs, les Sérères représentent, par leur importance numérique (230.0000 habitants), la deuxième population du Sénégal. Ils vivent surtout dans le Sine Saloum, la région de Thiès, la Petite-Côte et aux abords de la Gambie. Remarquables agriculteurs et pêcheurs, ils incarnent le « paysan africain type » pour les ethnologues, les sociologues et même les cinéastes.
Les Lébous : Ils partagent aujourd’hui leurs terres ancestrales avec les Wolofs. Ils seraient les premiers occupants de la presqu’île du Cap Vert, où ils détiennent encore une grande partie des terres. Ils pratiquent la pêche en mer avec une témérité incroyable à bord de pirogues creusées dans le tronc des fromagers et sont d’excellents cultivateurs dans les Niayes (séries de dépressions interdunaires cultivées, véritables petites oasis qui se situent en retrait de l’océan).
Les Peuls : éleveurs, transhument à travers le Sahel avec leurs troupeaux de Zébus. Leur société est patrilinéaire avec, à la tête de chaque groupe, un chef héréditaire, le ardo. Les Peuls représentent 11,3% de la population sénégalaise. Certains sont sédentarisés depuis plusieurs générations, notamment en haute Casamance où on les appelle « fouladous ».
Les Haalpuulars : Issus vraisemblablement d’un métissage entre Peuls et Sérères à l’époque où ces 2 peuples cohabitaient. Au nombre de 1650000, ils sont essentiellement agriculteurs, mais ont de plus en plus tendance à émigrer vers les villes – et même jusqu’en France, où ils forment une communauté relativement importante. Premiers sénégalais gagnés par l’islam, ils en sont vite devenus les zélés propagandistes, imposant par l’épée la nouvelle croyance à la plupart des peuples sénégalais.
Les Diolas : Ils représentent 8% de la population du Sénégal, soit 960000 personnes et occupent la basse Casamance. Les Diolas constituent une société égalitaire où l’inexistence d’une structure politique organisée va de pair avec une absence de hiérarchie sociale. : les familles patrilinéaires ne dépendent jamais les unes des autres. C’est dans l’entraide et dans les cérémonies traditionnelles que le Diola affirme son appartenance au groupe et au territoire. Ils sont restés, pour la plupart animistes. Fidèles à leurs croyances ancestrales, ils pratiquent leurs rites dans la profondeur des forêts. Excellents riziculteurs, ils tirent aussi une partie de leurs ressources de la forêt, comme les fruits et les noix palmistes, le gibier, et de la récolte du vin de palme.
Les Malinkés : Appelés également « Mandingues », les Malinkés viennent de la vallée du Niger et appartiennent à un vaste ensemble couvrant la Guinée, le Mali et la Côte d’Ivoire. A l’origine agriculteurs, ils sont aujourd’hui essentiellement devenus commerçants, n’hésitant pas à partir loin de chez eux. Leur caste des griots a donné de nombreux musiciens modernes.
Les « non-Africains » : Le Sénégal compte environ 250000 « non-Africains », dont une importante proportion de Libanais et Français.